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Le front de mer, au premier plan le casino, a gauche l'eglise notre dame, au fond de l'avenue ombragée le marché couvert.
A consulter sur le sujet
>> Fou de Royan web Magazine sur Royan
>> Le balnéaire "50" à Royan sur le site du Ministere de la Culture
>> Archives INA l a reconstruction de Royan
>> Royan annees 50 Guide parcours d'architecture (lien Alapage)
>> La reconstruction de Royan de Guy Binot (lien Alapage)
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Pour l'histoire de l'architecture et de l'urbanisme, Royan est sans contestation la ville "la plus années cinquante de France". Un style dû l'architecte en chef de la reconstruction, Claude Ferret. Royan s'affirme comme un essai, unique en France, d'application des grands principes urbains et architecturaux du "Mouvement moderne". Elève de Le Corbusier, Ferret, ouvre la ville nouvelle au cocktail air-lumière-soleil, maîtres mots de laCharte d'Athènes. Large front de mer épousant la forme naturellede la plage principale, avenue au dessin clair, boulevard ombragé menant à un marché couvert, corolle en béton mince. Notre Dame de Royan oeuvre de Guillaume Gillet et de l'ingénieur René Sarger évoque un navire.
Le grand axe Nord-Sud compose l'artère administrative et commerciale entre le marché et la place de la République, la courbe des îlots du Front de Mer sépare la ville permanente de la ville balnéaire, la Façade de Foncillon, la tache verte ouvrant la composition vers la gare. Les ouvertures sur l'estuaire sont privilégiées. Partout le verre des larges baies laisse entrer la lumière. Façades géométriques, pilotis, immeubles à redents, toits terrasses, coulées vertes, duplex, loggias, béton blanc et couleurs primaires forment le vocabulaire de la ville. Le rythme des façades joue des volumes, la paroi se creuse en loggia, se gonfle en balcon, se pare d'un escalier extérieur
Le Casino aujourd’hui détruit était très évocateur d’une époque glorieuse, l’image du balnéaire et des jeux renvoie à une longue tradition des grandes plages françaisese. Mais surtout il constituait une clef du paysage urbain.
Le Marché Central est une coquille de 52 m de diamètre, avec une couronne centrale en verre armé. Le marché ferme la perspective du boulevard Briand. Cette coque est composée d'un voilage en béton armé de 8 cm d'épaisseur reposant sur 13 points d'ancrage de 10 m de haut. Construit en 1957, classé Monument historique en 2002. Architecte / ingénieur: A.Morisseau, L.Simon.
Les batiments de front de mer avec le portique (aujourd'hui détruit) les reliant
L’église Notre-Dame est sans conteste l’un des grands monuments du 20ème siècle. Construite en 1958, classée Monument historique en 1988. Architecte : Guillaume Gillet (1912-1987). L’utilisation des piliers-voiles en V de l’ingénieur Bernard Lafaille donne une façade extérieure très rythmée par les creux, formant des cannelures colossales entre lesquelles les vitraux forment des bandes sombres. Cet effet esthétique, lié à la technique, s’allie au matériau brut de décoffrage et à l’irrégularité de la forme (ellipse en plan de 45 x 22,5 m et toiture doublement incliné) pour inscrire cette œuvre dans un brutalisme lyrique particulièrement innovant.Les vitraux représentent une superficie importante, 500 m2. Le vitrail central, en baccarat, interprétation très libre de l'Apocalypse de Saint Jean, est l'oeuvre de Claude Idoux. En verre et non en cristal, les vitraux des bas-côtés ont été réalisés par Martin Granelle.
Le Palais des Congrés, construit en 1954, classé Monument historique en 2004. Architecte : Claude Ferret, Jean Prouvé a réalisé les menuiseries et les panneaux de façade. L'ensemble est un jeu subtil de lumière entre surfaces convexes et concaves, plans verticaux et horizontaux. Il est comparable au Pavillon du Brésil de Niemeyer.
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La poche de Royan
Le 6 juin 1944, les alliés débarquent en Normandie. Les maquis harcèlent les troupes d'occupation. En août la Wehrmacht bat en retraite, Nantes et Bordeaux tombent.
Les Allemands stationnés le long des côtes françaises se replient sur leurs bases maritimes qu'ils transforment en solides camps retranchés constituant ainsi autant de "poches" de résistance ennemie dans les lignes alliées, telles Dunkerque, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle, l'île de Ré, l'île d'Oléron, la Pointe du Grave et Royan.
Commence alors durant l'hiver une guerre de position
Le général De Gaulle prépare à l'automne 1944 avec l'aide de la 2e DB et l'état-major anglo-américain "l'opération Indépendance" destinée à libérer Royan. L'opération doit être annulée côté français en raison du départ des chars de la 2e DB pour contenir la contre-attaque allemande dans les Ardennes.

Royan,
parmi les dernières villes de France encore occupées au début de 1945,
est bombardée par l'aviation alliée le 5 janvier 1945 avant d'être
libérée suite aux combats des 13 au 17 avril 1945 par ces mêmes troupes
renforcées auxquelles se joignent des formations de l'armée d'Afrique,
des unités de la 2e DB, des bataillons coloniaux et des maquisards.
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